Foire aux questions (FAQ)
Particuliers, professionnels et collectivités : les réponses à vos questions sur les zones à faibles émissions (ZFE).
Découvrez aussi la vidéo "Vrai ou Faux ? Tout savoir sur les ZFE".
ZFE : définition, règlementation, caractéristiques
Une ZFE est une zone comportant des voies routières où la circulation des véhicules les plus polluants est restreinte selon des modalités spécifiques définies par la collectivité (jours, créneaux horaires, véhicules concernés, autorisations à circuler temporaires possibles avec ou sans justificatif).
L’objectif d'une ZFE est de réduire les émissions de polluants atmosphériques et ainsi améliorer la qualité de l’air locale afin de réduire les impacts de la pollution sur la santé des habitants et usagers de la zone urbaine où est instaurée la ZFE.
Oui, mais uniquement dans les agglomérations les plus grandes où des enjeux de qualité de l’air sont identifiés.
La mise en place d’une ZFE est obligatoire dans les agglomérations de plus de 150 000 habitants ne respectant pas les recommandations sanitaires de l’Organisation Mondiale de la Santé.
Cependant, le cadre d’application défini par la loi laisse beaucoup de souplesse aux collectivités dans la mise en œuvre d’une ZFE. En effet, hormis quelques contraintes minimales à respecter (un périmètre suffisant et, uniquement pour les agglomérations encore en dépassement régulier des seuils réglementaires (fixés en 2028 au niveau européen), l’obligation de mettre en place des restrictions de circulation jusqu’au Crit’air 3), les caractéristiques de la ZFE sont laissées à la libre appréciation des collectivités : elles ont le choix de la nature des restrictions, des modalités horaires, des véhicules visés, etc.
Il existe actuellement 25 ZFE en France. Pour connaitre toutes les ZFE existantes cliquez ici.
Non, pas nécessairement. C’est l’autorité locale compétente (le niveau intercommunal, tel que la métropole ou la communauté urbaine dans la majorité des cas, ou la ville) qui décide quels sont les véhicules concernés (les catégories : poids-lourds, véhicules utilitaires légers, automobiles, cycles motorisés, etc. ; et les classes Crit’air) par les mesures de restrictions de circulation.
Les panneaux en entrée de ZFE indiquent les catégories de véhicules et les classes Crit’air concernées par les mesures de restrictions .
La loi est plus contraignante pour les quelques territoires ne respectant pas encore les seuils réglementaires de qualité de l’air :
- mettre en place des restrictions de circulation qui concernent les voitures et les véhicules utilitaires légers ;
- respecter un calendrier minimal de restrictions, uniquement pour les voitures, impliquant depuis le 1er janvier 2025, la mise en place des restrictions de circulation pour les voitures Crit’air 3.
Pour les territoires qui ne sont pas en dépassement des seuils de qualité de l’air (représentant la grande majorité des ZFE), les collectivités locales choisissent librement quelles catégories de véhicules et quelles vignettes Crit’Air sont concernées par les restrictions, ainsi que les calendriers d’application.
Des autorisations à circuler temporaires peuvent être accordées par les collectivités pour répondre à des problématiques sociales, économiques, ou techniques. Consultez le site internet de la collectivité concernée pour connaître les types de dérogations mises en place dans chaque ZFE. Les différents liens peuvent être retrouvés ici.
Le périmètre de la ZFE est défini par la collectivité territoriale (en tenant compte des mesures de qualité de l’air locales et de la configuration du territoire, notamment du réseau de transports).
La loi précise qu’il doit a minima couvrir 50 % de la part de la population (résidant dans le périmètre de l’agglomération) de l’intercommunalité principale .
Il doit être cohérent pour répondre aux enjeux locaux d’amélioration de la qualité de l’air, et donc avec les objectifs du Plan Climat Air Energie territorial (PCAET) et du Plan de protection de l’atmosphère (PPA).
Oui. La mise en place d’une ZFE doit être accompagnée d’une étude, selon l’article L. 2213-4 du CGCT, présentant les mesures de restriction, justifiant leur nécessité et exposant les bénéfices environnementaux et sanitaires attendus (amélioration de la qualité de l’air, diminution de l’exposition de la population à la pollution atmosphérique, etc.).
L’étude doit également évaluer les impacts socio-économiques attendus à l’échelle de l’agglomération.
Cette étude est soumise à consultation du public.
Oui. Les parties prenantes et le public doivent être consultées sur le projet de ZFE lors de la phase d’élaboration. La loi demande également à ce qu’une campagne d’information locale d’une durée minimale de 3 mois soit réalisée lors de la création d’une ZFE. Cette campagne porte à la connaissance du public le périmètre de la ZFE ainsi que les restrictions de circulation mises en œuvre. Elle expose également les alternatives à l’usage individuel de la voiture au sein de la ZFE.
Il existe de nombreuses autres mesures engagées dans chaque secteur d’activité pour réduire la pollution atmosphérique.
Elles sont inscrites dans des plans locaux tels que les plans de protection de l’atmosphère à la main des préfets ou les plans qualité de l’air à la main des collectivités.
A l’échelle nationale, le plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques (PREPA), vise à réduire les émissions de l'ensemble des secteurs émetteurs de polluants. Consulter l'ensemble des actions prévues par le PREPA.
Les ZFE et la santé publique
Les zones à faibles émissions sont un outil pour améliorer la qualité de l’air dans les zones urbaines les plus denses et les plus polluées. Pour cela, dans le périmètre ZFE, la circulation des véhicules les plus émetteurs de polluants atmosphériques (dioxydes d’azote et particules fines) est restreinte, suivant les règles mises en place par la collectivité territoriale.
En effet, les voitures et autres véhicules routiers émettent, lors de leur utilisation, des polluants atmosphériques, tels que les oxydes d’azote et les particules. Le secteur des transports est ainsi responsable de 45% des émissions nationales d’oxydes d’azote (NOx) (CITEPA, SECTEN 2026).
L’objectif des zones à faibles émissions, en améliorant la qualité de l’air, est de protéger la santé des habitants et usagers (étudiants, travailleurs, visiteurs…) des zones urbaines où elles sont implantées.
En effet, les impacts de la pollution de l’air sur la santé sont connus : ils peuvent être immédiats ou à long terme et provoquer des affections respiratoires, de l’asthme, des maladies cardiovasculaires ou des cancers. D’après Santé publique France, plus de 40 000 décès sont imputables chaque année à la pollution atmosphérique. Selon la dernière étude de Santé publique France, la réduction de la pollution de l’air permettrait d’éviter 30 000 nouveaux cas d’asthme chez les enfants. Le coût annuel pour la société française de la pollution de l’air en France est estimé à 100 milliards d’euros (Sénat, 2015).
Dans chaque région, l’AASQA informe sur son site Internet en temps réel de la qualité de l’air de la région et des éventuels épisodes de pollution. L’indice ATMO (de 1 à 10) indique par un code couleur la qualité de l’air observée.
Au niveau national, les informations sont regroupées sur les sites d’information suivants :
- le système de prévision Prev'air donnant accès à des cartes d’observation et de prévision de la qualité de l’air pour l’ozone, pour le dioxyde d’azote et les particules. Il est alimenté en temps réel par les AASQA ;
- l’outil vigilance atmosphérique permettant de visualiser sur une carte de France les départements dans lesquels des épisodes de pollution sont en cours et les mesures préfectorales en cours.
Selon le bilan de la qualité de l’air extérieur en France en 2024, la qualité de l’air s’améliore en lien avec la réduction des émissions de polluants.
Ces progrès font suite à la mise en œuvre depuis plusieurs années de stratégies et plans d’action dans différents secteurs d’activité dont le plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques, ou encore les plans locaux (notamment les plans de protection de l’atmosphère).
Afin de tendre vers l’objectif d’un air pur, les seuils limites de polluant à ne pas dépasser connaissent un abaissement progressif. En 2021, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié de nouvelles lignes directrices, abaissant les niveaux de concentrations des polluants atmosphériques. Cela conduit l’Union européenne à mettre à jour la directive qualité de l’air ambiant de 2008.
Toutefois, même si les teneurs en polluants dans l’air baissent, des dépassements de seuils réglementaires de qualité de l’air fixés pour la protection de la santé humaine persistent pour certains polluants et certaines agglomérations.
Dans ce contexte, des contentieux ont été engagés au niveau national et européen pour non-respect des valeurs limites, pour le dioxyde d’azote et les particules fines. L’État est pleinement mobilisé, aux côtés des collectivités territoriales pour apporter des solutions pour une meilleure qualité de l’air.
Oui. Et c’est la raison pour laquelle les ZFE sont très déployées Il en existe plus de 300 en Europe (appelées aussi low emission zones).
Une étude publiée par Airparif en 2024 sur les effets de la ZFE de la Métropole du Grand Paris a montré une baisse supplémentaire de 14 % des émissions d'oxyde d'azote (NOx) issues des voitures permise par la ZFE en 2023 par rapport à 2017, sur une baisse totale de 35 %.
Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a également mis en évidence, dans une étude publiée en 2025, que la ZFE de Grenoble avait permis une diminution supplémentaire de 14 % des émissions de NOx attribuables aux poids lourds en 2024 par rapport à 2017, sur une baisse totale de 71 % sur la période. L’étude montre aussi une diminution supplémentaire de 4% des émissions de NOx issues des véhicules utilitaires légers en 2024 par rapport à 2017 attribuable aux restrictions de circulation sur une baisse totale de 27 %.
Les ZFE visent à lutter contre la pollution locale par des polluants dangereux pour la santé, comme les particules fines ou les oxydes d'azote.
Il existe des co-bénéfices entre les actions pour améliorer la qualité de l’air et celles pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, les zones à faibles émissions ne visent pas, dans leur fonction première, à réduire les gaz à effet de serre, qui relèvent d’enjeux planétaires et non locaux et qui n’ont pas d’impact direct sur la santé.
C’est pourquoi la vignette Crit’Air sur laquelle s’appuie le fonctionnement des ZFE ne prend pas en compte les émissions de gaz à effet de serre. Ces enjeux sont traités par d’autres outils mis en place par l’État comme par exemple les dispositifs de bonus-malus sur les véhicules (en fonction des émissions de CO2).
Ainsi, les restrictions de circulation au sein des ZFE ne visent pas spécifiquement les véhicules les plus émetteurs de CO2, même si certains sont concernés parce qu’ils sont également fortement émetteurs de polluants atmosphériques.
Les émissions de gaz à effet de serre sont directement liées à la consommation de carburant, alors que les émissions de polluants dépendent de plusieurs paramètres : la nature du carburant utilisé, le paramétrage du moteur et la performance des systèmes de dépollution (filtre à particules, systèmes catalytiques, etc.).
Les deux dispositifs sont complémentaires et s’appuient sur les vignettes Crit’Air. Le dispositif "pic de pollution" vise à agir ponctuellement lors des journées où les seuils de polluants atmosphériques sont dépassés afin d’informer la population des risques pour la santé et des recommandations pour s’en protéger, et de prendre des mesures temporaires pour éviter que la situation n'empire.
Au contraire, la ZFE vise à agir toute l'année sur la pollution de fond, nocive pour la santé sur le long terme.
Le calendrier des restrictions
L’article L.2213-4-1 du code général des collectivités fixe la date du 1er janvier 2025 pour :
- la mise en place de ZFE dans toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants en France métropolitaine ;
- uniquement pour les ZFE en dépassement régulier des seuils réglementaires de qualité de l’air, l’instauration de restrictions de circulation pour les voitures Crit’Air 3 (la loi prévoyait un calendrier progressif de renforcement des restrictions de circulation, en visant les voiture Crit'Air 5 au 1er janvier 2023 et Crit'Air 4 au 1er janvier 2024).
La loi n’impose aucune restriction pour les poids-lourds, ni les cycles motorisés.
Pour les agglomérations respectant les valeurs limites réglementaires de qualité de l’air de manière régulière, les collectivités territoriales choisissent librement les mesures de restrictions de la ZFE.
Uniquement si vous utilisez un véhicule concerné par une restriction pour vous déplacer et que vous n'avez pas d'autorisation à circuler permanente ou temporaire
Les restrictions de circulation et de stationnement de la ZFE s’appliquent selon le calendrier défini par la collectivité à tous les véhicules qui circulent dans la zone quel que soit leur lieu de provenance, l’adresse mentionnée sur le certificat d’immatriculation, leur destination ou encore le motif de circulation.
Des dérogations autorisations à circuler sont prévues pour répondre à certaines situations spécifiques :
- au niveau national, par exemple pour les personnes en situation de handicap détentrices de la carte CMI-stationnement) ;
- au niveau de la ZFE, des autorisations temporaires peuvent être prévues par l’arrêté d’instauration de la ZFE et délivrées par la collectivité territoriale pour répondre à certaines situations spécifiques (se reporter à la rubrique sur les dérogations).
Oui. La loi (article L.2213-4-1 du code général des collectivités) ne prévoit que des restrictions minimales, lesquelles doivent être a minima respectées uniquement pour les territoires en dépassement régulier des normes de qualité de l’air, c’est-à-dire un nombre très restreint d’agglomérations. En effet, les collectivités instaurant une ZFE sont libres de prévoir un calendrier plus restrictif. Toutefois, la plupart ont suspendu ou décalé les prochaines échéances et actuellement, aucune mesure de restriction ne va au-delà des vignettes Crit’air 3.
Les collectivités dont le territoire respecte les valeurs limites réglementaires de qualité de l’air sont libres de décider des restrictions qu’elles souhaitent mettre en place et du calendrier d’application. A minima, elles sont dans l’obligation de mettre en place une restriction pour une catégorie de véhicules, de classe Crit’air « non classés », depuis le 1er janvier 2025.
C’est au choix de la collectivité. La collectivité, lorsqu’elle met en place la ZFE, peut choisir les jours de la semaine, et les heures de la journée, pendant lesquels les véhicules les plus polluants (non concernés par des autorisations à circuler) ne peuvent pas circuler en ZFE.
Il est à noter également que certaines collectivités ont mis en place des « pass ZFE », qui permettent aux usagers utilisant un véhicule concerné par des restrictions, d’accéder un certain nombre de fois pendant l’année dans la ZFE (sous réserve de demande préalable auprès de la collectivité).
Il s’agit d’une période durant laquelle aucun sanction n‘est appliquée. Les contrôles ont alors une vocation pédagogique. Elle permet aux usagers des ZFE un temps d’appropriation de la mesure, et un temps d’adaptation.
La période pédagogique peut concerner toutes les restrictions de circulation, ou bien uniquement la ou les dernières restrictions de circulation entrées en vigueur.
Non. Les véhicules électriques bénéficient de la vignette Crit’Air E et sont donc acceptés dans toutes les ZFE. Toutefois, ils ne sont pas les seuls à être autorisés à circuler au sein des ZFE. Actuellement tous les véhicules avec une vignette Crit’Air 2, 1 et E peuvent circuler dans toutes les ZFE françaises. Des véhicules diesel ou essence peuvent donc librement se déplacer au sein des ZFE.
Non. Les restrictions de circulation au sein des ZFE dépendent seulement des vignettes Crit’Air attribués aux véhicules, soit en fonction de leur niveau de pollution. Le caractère neuf ou d’occasion du véhicule n’a pas d’incidence. Actuellement, un véhicule essence de 20 ans peut circuler dans toutes les ZFE. Idem pour une véhicule diesel de 15 ans, il est accepté partout.
Les vignettes Crit’Air
Le certificat qualité de l’air (aussi appelé vignette Crit’Air) est un autocollant rond, à apposer de façon visible sur son véhicule. Il s’agit d’un document sécurisé. Il existe 6 classes de vignettes : E, 1, 2, 3, 4 et 5, ainsi qu'une classe "véhicules non classés" (correspondant aux véhicules les plus anciens qui relèvent des normes antipollution les moins strictes, ils ne sont pas éligibles à la vignette Crit'air).
Chaque vignette correspond à une classe de véhicules définie en fonction des émissions de polluants atmosphériques du véhicule. Plus le numéro de la vignette est élevé, plus le niveau d'émission de polluants du véhicule est élevé. Les véhicules Crit'air E étant les moins polluants et les "non classés" les plus polluants.
Le site certificat-air.gouv.fr est le site officiel de délivrance des vignettes Crit’Air.
Un simulateur vous permet d'identifier la vignette Crit’air correspondant à votre véhicule sur le site officiel d’achat de la vignette Crit’air. Cliquer ici pour accéder au simulateur.
Pour circuler dans une ZFE, la vignette Crit’Air est obligatoire. Tous les véhicules routiers éligibles à la vignette, y effectuant un déplacement, même occasionnel, sont concernés, y compris ceux bénéficiant d'une autorisation à circuler.
Les vignettes concernées par les restrictions de circulation dans les ZFE peuvent être différentes d’une ZFE à l’autre en fonction de la situation locale, notamment du niveau de pollution atmosphérique local.
Aux entrées des ZFE, des panneaux de signalisation indiquent les véhicules et vignettes concernés par des restrictions de circulation, ainsi que les jours et horaires d'application (si ce n'est pas précisé, les restrictions s'appliquent tous les jours 24h/24).
Les dérogations
Oui.
Au niveau national, des autorisations à circuler permanentes sont prévues pour les véhicules suivants, qui peuvent circuler dans toutes les ZFE :
- véhicules d’intérêt général ;
- véhicules du ministère de la défense ;
- véhicules affichant une carte “ mobilité inclusion ” comportant la mention “ stationnement pour les personnes handicapées ” ou une carte de stationnement pour personnes handicapées ;
- véhicules de transport en commun de personnes à faibles émissions ;
- véhicules de transport en commun assurant un service de transport public régulier, sous certaines conditions.
Au niveau local, des autorisations à circuler temporaires sont également instaurées par la collectivité territoriale pour des motifs sociaux, économiques ou techniques, ou sans justificatif pour un nombre limité de jours dans l’année avec le Pass ZFE.
Si votre véhicule est concerné par une autorisation à circuler permanente définie au niveau national, il n’y a aucune démarche particulière à faire. Vous en bénéficiez automatiquement. Un justificatif pourra toutefois vous être demandé en cas de contrôle.
Pour bénéficier d’une autorisation à circuler temporaire, vous devez effectuer une demande préalable auprès des services compétents.
Pour connaitre les autorisations à circuler applicables dans une chacune des ZFE, vous pouvez consultez le site internet de la collectivité concernée pour connaître les dérogations locales proposées. Les différents liens peuvent être retrouvés ici.
Pour les professionnels, le site Itineriz recense toutes les dérogations des ZFE françaises et permet également aux acteurs économiques de bénéficier d'un simulateur de trajet tenant compte de leur véhicule.
Les autorisations à circuler temporaires sont valables tant que l’arrêté ZFE est en vigueur et dans la limite de la durée mentionnée sur le justificatif de dérogation accordé (ou dans l'arrêté en cas de dérogation catégorielle sans délivrance de justificatif), qui ne peut excéder 3 ans.
Certaines autorisations à circuler, appelées « pass ZFE », permettent d’accéder à la ZFE pendant 24h un certain nombre de jours par an.
Le contrôle des vignettes Crit’Air en ZFE et les sanctions
Les motifs suivants sont passibles de sanctions en ZFE :
- le fait de circuler sans respecter les restrictions de circulation (vignette Crit’Air non autorisée à circuler) dans les ZFE et sans bénéficier d'une autorisation à circuler permanente ou temporaires ;
- le fait de circuler en ZFE non équipé d'une vignette Crit’Air (pour les véhicules qui y sont éligibles) ;
- le fait de stationner en ZFE sans vignette Crit’Air avec un véhicule qui y est éligible ;
- le fait de stationner dans une ZFE active tous les jours 24h/24 avec un véhicule concerné par les restrictions de circulation.
Les sanctions pour chacune de ces 4 infractions sont :
- pour les véhicules légers : une contravention de 3ème classe (soit 68 euros d’amende) ;
- pour les poids lourds : une contravention de 4ème classe (soit 135 euros d’amende ).
Certaines ZFE ne sont pas actives tous les jours ou sur la totalité de la journée. Afin de connaître les jours et horaires d'application des restrictions d’une ZFE, nous vous invitons à consulter les modalités des différentes ZFE françaises que vous pouvez retrouver ici.
Par ailleurs, le fait d'apposer sur son véhicule une vignette Crit’Air ne correspondant pas aux caractéristiques de ce véhicule, est passible d’une contravention de la 4e classe d’un montant 135 euros.
Accompagnement financier
Pour accompagner les français souhaitant acquérir un véhicule moins polluants, l’État a mis en place des aides financières : bonus écologique, prime au rétrofit.
Pour en savoir plus : Prime au rétrofit, bonus écologique : toutes les aides en faveur de l’acquisition de véhicules propres.
De plus, il existe depuis 2021 le « microcrédit véhicules propres » garanti par l’État à hauteur de 50 % et cumulable avec les aides financières pour le renouvellement d’un véhicule, à destination des personnes exclues du système bancaire classique, à faibles revenus ou en situation professionnelle fragile, qui souhaitent acquérir ou louer un véhicule neuf ou d’occasion peu polluant.
Il existe également des aides au niveau local, octroyées par les collectivités territoriales (communes, EPCI, département, région). Pour plus d’informations, renseignez-vous sur les sites Rouler-ô-vert à destination des professionnels et Je change ma voiture pour les particuliers.
Le bonus écologique est une aide à l’acquisition :
- d’une voiture électrique ou hydrogène neuve ;
- jusqu'au 14 février 2024, un cycle avec ou sans assistance électrique, neuf ou d'occasion.
Une période transitoire est applicable pour les véhicules neufs commandés jusqu'au 1er décembre inclus, à condition que leur facturation, ou que le versement du premier loyer en cas de location, intervienne avant le 14 février 2025 inclus. Les barèmes qui leur sont applicables sont ceux en vigueur jusqu'au 1er décembre 2024 inclus.
Le microcrédit véhicules propres, pour aider les ménages modestes à acquérir un véhicule propre. Il est destiné aux personnes exclues du système bancaire classique, à faibles revenus ou en situation professionnelle fragile, qui souhaitent acquérir en location longue durée (LLD) ou en location avec option d’achat (LOA) un véhicule neuf ou d’occasion peu polluant. Les véhicules éligibles sont :
- les voitures particulières et camionnettes électriques ;
- les voitures particulières et camionnettes classées Crit’Air 1, dont le taux d’émission de CO2 est inférieur ou égal à 137 g/km ;
- les véhicules à deux ou trois roues et les quadricycles à moteur électriques.
La prime au rétrofit est une aide à la transformation de la motorisation d'un véhicule thermique, en une motorisation moins polluante. Deux niveaux d'aide sont possibles pour une voiture ou une camionnette selon le choix de transformation (motorisation électrique ou motorisation hybride rechargeable). Les véhicules à deux ou trois roues motorisés, les quadricycles motorisés et les petits trains routiers touristiques sont également éligibles à la prime au rétrofit électrique.
Les aides à l'achat existantes, qu'il s'agisse du bonus écologique, de la prime au rétrofit, ou du microcrédit véhicules propres, ne sont pas réservées aux habitants des zones à faibles émissions.
Oui. Les aides à l’achat de véhicules propres ne concernent pas seulement les véhicules neufs. En effet, le microcrédit véhicules propres permet d’aider les ménages modestes à acheter un véhicule neuf ou d'occasion. La prime au rétrofit aide par ailleurs à convertir un véhicule thermique en véhicule à motorisation électrique ou hybride rechargeable.
Pour plus d’informations : Prime au rétrofit, bonus écologique : toutes les aides en faveur de l’acquisition de véhicules propres
Oui. Le rétrofit électrique, consistant à retirer le moteur thermique ainsi que le réservoir du véhicule et à les remplacer par un moteur électrique et une batterie, ouvre droit depuis 2020 à une prime versée par l’État : la prime au rétrofit électrique. La conversion en hybride rechargeable est également éligible.
Toutes les informations sur le rétrofit électrique : https://www.ecologie.gouv.fr/tout-savoir-sur-retrofit-electrique
Les mobilités alternatives
Les collectivités en charge de l'organisation des mobilités ont vocation à accompagner la mise en place des ZFE par une offre de transport et de mobilité plus importante.
L'État les accompagne avec en particulier le fonds vert à destination des collectivités impactées par une ZFE pour soutenir le déploiement de solutions de mobilité (transports publics, aménagements cyclables, trottinettes et vélos en libre-service, covoiturage, auto partage...).
Comparaison du cas français avec les ZFE en Europe
Non. A fin 2022, on recense 315 low emission zones à travers 14 pays européens : Allemagne, Angleterre, Autriche, Belgique, Danemark, Ecosse, Espagne, France, Grèce, Italie, Pays-Bas, Portugal, République Tchèque et Suède. La première LEZ en Europe a été instaurée en 1996 en Suède.
Les idées reçues
Comme le soulignent de nombreuses études, une voiture électrique roulant en France a un impact sur l'environnement 2 à 4 fois inférieur à celui d'un modèle thermique sur l'ensemble de sa durée de vie notamment grâce à une électricité faiblement carbonée. Ce bilan positif pourra par ailleurs s'améliorer lorsque seront mises en place les dispositions pour assurer une seconde vie des batteries en stockage des énergies renouvelables et leur recyclage.
Le véhicule électrique est une des solutions pour améliorer dès aujourd’hui la qualité de l’air car il n'émet à l'échappement ni oxyde d'azote (NOx) ni particules fines PM10 et PM2,5 contrairement aux modèles thermiques.
En matière d'émissions de CO2, celles-ci se concentrent durant la phase de fabrication du véhicule électrique ainsi que sur la production de l'électricité et se compensent à l’utilisation. Ainsi, plus une voiture électrique roule, plus faible est son impact global par rapport à un modèle thermique équivalent. Toutefois, même dans le cas d'une production d'électricité plus carbonée comme en Pologne, le véhicule électrique émet 25 % de CO2 de moins que son équivalent thermique.
Non. Le contrôle technique tel qu'actuellement réalisé ne permet pas des mesures suffisamment précises des émissions de polluants par rapport aux polluants d’intérêt dans le cadre des ZFE (les oxydes d'azote notamment). La mise en place de dispositifs de mesure plus avancés induirait des coûts très importants pour les propriétaires des véhicules.
Par ailleurs, le contrôle technique périodique permet de s’assurer que le véhicule ne sur-émet pas trop par rapport au niveau de la norme Euro correspondante qu'il respectait quand il était neuf. Il ne permet pas de diminuer les taux d’émissions des véhicules par rapport à leurs émissions prévues lorsqu’ils sont neufs (basés sur la norme Euro, qui sert de référence pour le classement Crit'air).